Le magazine anglais, lors de son reportage sur les 50 artistes internationaux émergents, consacre un article au travail d'Arnaud Théval.
Numéro spécial annuel 2006.
Iselp, Bruxelles
Grande conférence de rentrée académique (2009)
Dans le cadre du 101e % de la SLRB (Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale), qui permet d’introduire l’art contemporain dans les logements sociaux, Arnaud Théval inaugure son œuvre Rubis (Je peux là contre ?) au Foyer Ixellois.
Arnaud Théval (1971) travaille une dizaine d’années sur la relation entre individu et communauté. Dans ce cadre, les interventions artistiques dans l’espace public sont rapidement devenues son registre d’expression de prédilection. Il veille particulièrement à proposer des œuvres à la fois engagées sur le plan du contenu et pertinentes sur le plan de la forme : généralement par infiltration, seule façon de faire advenir le regard dans un espace public saturé d’une part par des incitations à la consommation et d’autre part par de sourdes injonctions à respecter les conventions d’usage !
La Peur Bleue (2007-2008)
La production du jeu de cartes « La peur bleue », réalisée en 2007 au lycée Léonard de Vinci finalise ce volet du projet Moi le groupe.
Université Paris Panthéon-Sorbonne
Conférence
L’art dans l’espace public (2008)
Avec Claude Léveque, Christian Ruby, Virginie Pringuet, Arnaud Théval
Dans le cadre des lundis contemporains de L’UFR04 Université Paris Panthéon-Sorbonne, proposé par Le Master 2 Professionnel Sciences et techniques de l’exposition de Françoise Docquiert, organisé par Charlotte Auricombe, Emilie Cabanel, Geoffroy Issoulié et Sophie Petit.
L’espace public, en perpétuelle redéfinition, devient alors le point de convergence de toutes les mutations. Lors de cette conférence, il s’agira d'’étudier les acteurs de sa réappropriation, d’en analyser les conséquences, et de débattre sur les enjeux que soulèvent ces nouveaux espaces d’expositions.
Invisible(s)
(2010)
Publication
en collaboration avec les éditions
Zédélé. Texte de Christian Ruby, philosophe, sur l’exercice de soi par la photographie.
Il reviendra sur identité / identification.
Sortie
octobre 2010.
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Rubis (je peux là contre)
2002-2009
Flipbook, édition Platefome.
Proximités (2003) Co-édition Joca Seria, Le Grand Café
Plus qu’une mémoire du projet, elle a été conçue davantage comme un instrument de mesure de son actualité. A ce titre, le texte d’Emmanuel Hermange constitue un outil critique précieux qui nous permet d’appréhender au mieux les conditions et le contexte particulier dans lequel Arnaud Théval a élaboré son projet.
(…)
Sophie Legrandjacques, directrice du centre d'art Le Grand Café.
Texte de Stephen Wright
Critique d'art
"Qu'est-ce que «voir l'art» ?
De prime abord, rien ne semblerait plus facile que l'acte de voir l'art. L'acte de voir est vif, sans effort, automatique - ou semble en tout cas l'être. Il suffit que je dirige mes yeux là où je veux voir, et pour peu qu'il y ait de l'art, j'enregistre. Qu'y a-t-il à dire ? (...)"
Association Plateforme
Production Ville de Nantes
En collaboration avec l'Éclectic Léo Lagrange
Avec la participation de l'ACCOORD, du NNBC, du CCAS Escale, de l'ACMNN,
, du Collège STENDHAL, du CATTP...
L’enjeu central pour ce projet nommé
«Invisible(s)» est précisement celui de faire émerger en images des individus rendus absents des représentations à force d’une captation
symboliquement inépuisable de l’imagerie banlieue. Des accumulations
de stéréotypes et de codes
sociaux ont produit des formes de comportements spéci-fiques, qui amplifiés par certaines tenues vestimentaires
tendent à rendre invisibles
ceux qui les portent.
Ixelles, le Relais
Production 101e%, projet de la SLRB
(Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) Le Foyer Ixellois et Beliris.
Commande publique
Installation composée de divers matériaux dans le passage abrité du bâtiment de logements sociaux Le Relais II, dont un triptyque photo 258 x 1480 cm en sérigraphie sur tôle émaillée, un faux plafond rose en tôle peinte, de la peinture micro billée blanche sur les piliers et les jardinières, des éclairages spécifiques pour tout le passage.
L’œuvre visuelle, constituée d’un triptyque, se nourrit des relations humaines du quartier, en particulier celles fort appuyées de la notion de soutien et de relais. Cette image forte est représentée par deux figures féminines se déplaçant dans un lieu urbain indéterminé, l’une des deux femmes aidant l’autre à se déplacer.
La démarche d’Arnaud Théval consiste à questionner des groupes de lycéens sur leur double identité, leur relation à leur contexte de formation professionnelle, leur relation à l’imaginaire de leur futur métier et à se situer collectivement dans le contexte du lycée.
Cette implication des lycéens dans le processus de l’artiste produit des situations singulières permettant de faire émerger en images les enjeux du projet. Il s’agit d’un jeu permanent entre l’artiste, les élèves, le cadre institutionnel, dans lequel l’altérité et la négociation sont des moyens pour générer les œuvres. L’œuvre prend ainsi corps dans ces aller-retour entre les élèves, le contexte et la dimension toute politique des situations générés.
Ce projet d’artiste invente des situations construites en négociations et des œuvres travaillant sur le lycée, sur cette double identité des lycéens dans leur groupe et sur l’imaginaire lié au monde du travail.
Vestibule
L'invention d'un lieu collectif (2005-2009)
BRUXELLES production 101e%, projet de la SLRB
(Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale)
Saint-Josse-ten-Noode, Cité Saint-françois
Commande publique.
Les collages et les recompositions de scènes de groupes sont des images fonctionnant comme des blasons ou des images mémoires appartenant à l'histoire d'un groupe. Des scènes transformées: des poses caricaturales de violences urbaine ont été modifiées en danse urbaine, la femme de ménage est sur un socle, scène sculpturale avec vélos...
Archives départementales de Loire-Atlantique
avec Jean-Yves Petiteau (Ethnologue)
Emmanuel Hermange (Historien et critique d'art)
Production Conseil général de Loire-Atlantique
Le chantier ne se résume pas à la construction proprement dite, mais à l’ensemble des déplacements et autres aménagements temporaires, voire précaires, que vont vivre les employés pendant ces trois années. Un état de crise rythme le temps des Archives lié et éloigné à la fois de celui du chantier. Tout en travaillant, les archivistes doivent réinventer des habitudes et des espaces de travail ; les ouvriers et autres opérateurs du chantier construisent leur propre espace au fur et à mesure. La cloison s’adosse à ces enjeux de déplacements et d’invention d’espaces successifs en impliquant le corps des protagonistes en passant d’un côté et de l’autre de la limite.
Depuis le 27 août 2005, une fois par semaine, je propose un protocole de représentation des acteurs du chantier en les photographiant de dos regardant leur lieu de travail ou simplement ce qu’ils viennent de faire. Avec ce rituel qui détache les acteurs de leur activité, l’image permet une double lecture : celle du corps en lien avec son contexte de travail et l’évolution du chantier et de la cloison, perceptible par l’addition d’indices en arrière plan.
Cinq tirages numériques identique
(300 X 400 cm).
Vue de l’oeuvre dans l’enceinte des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. L’imaginaire collectif au travers de la figure du groupe;
un questionnement sur la représentation du collectif pièce réalisée avec le concours des salariés d’Alstom.
Proximités (1999-2001) Centre d'art contemporain Le Grand Café, Saint-Nazaire
«Avec Proximités, Arnaud Théval n’a pas simplement conçu une exposition mais un véritable projet qui fait écho à quelques traits essentiels de la réalité de Saint-Nazaire, à savoir l’espace et le territoire qui comportent un réel enjeu de représentation. La démarche déplace ces questions dans le champ du politique, au sens grec du terme, c¹est à dire sur le terrain d'une communauté de personnes, en interrogeant les notions d’identité collective et individuelle au sein d’un groupe significatif que sont les 13 000 personnes travaillant sur le site des Chantiers de l’Atlantique.
En touchant les Chantiers, il renvoie à l’identité de la ville tout entière que l’on sait intimement liée à l¹histoire économique et sociale de l'entreprise. Cette histoire a forgé un imaginaire collectif qui s’incarne entre autres à travers la figure du groupe...».
Sophie Legrandjacques, directrice du centre d'art contemporain, le Grand Café à Saint-Nazaire. (2001)
Sous le soleil (tas de terre) -
vue de l’oeuvre dans l’espace public de Saint-Herblain (vidéo surveillé), l’entrée d’un parc obstruée pour empêcher les gens du voyage de passer.
Sous le soleil (2001-2002)
L'Agence, Saint-Herblain
Sous le soleil constitue un ensemble de cinq installations réalisées dans le contexte urbain de la ville de Saint-Herblain. Le dispositif comprend des tirages numériques sur adhésif et contrecollé sur de grands panneaux de signalitique urbaine. Aucun cartel, ni indice d'un projet artistique n'est joint avec.
"La caractéristique principale de Sous le soleil (Saint Herblain, 2002), comme de l'ensemble de ses interventions dans l'espace urbain et périurbain, me semble être leur très faible coefficient de visibilité artistique. Non pas que ses interventions soient dépourvues de qualités artistiques : elles sont bien au contraire fortement informées par des compétences propres à l'art.
Ni non plus que ses interventions se cachent dans des sites obscurs où elles seraient difficilement visibles : elles sont tout au contraire de très grand format et occupent des lieux proéminents dans la cité."