Invisibles

Arnaud Théval projet art contemporain : Invisibles 2007-2013 
journal de l'oeuvre

Invisibles 2007-2013
journal de l'oeuvre

Cette oeuvre totale appréhende l’ensemble des interactions ayant permis de faire émerger une création à partir de ma rencontre avec les différents acteurs de quartiers populaires. Le contexte social et urbanistique des quartiers nord de Nantes et l'implication des institutions et des habitants m'a permis de générer "invisibles".

Un processus qui implique, par le verbe et la photographie, des personnes très diverses impliquées dans leurs lieux de vie et de travail. L’oeuvre, qui repose sur la notion de «relation», s’intéresse à notre rapport aux stéréotypes de représentation et d’appartenance à des groupes sociaux. Elle génère des installations in situ, des multiples, et même un jeu vidéo, tout ceci rassemblé dans un livre devenant , lui aussi, un lieu de création.

2013

Arnaud Théval projet art contemporain : Invisibles

Invisibles

La première réalisation d'Invisibles est cet ensemble d'avatars, sortes de retournement critique des stéréotypes projetés par la société ou endossés par les habitants des quartiers populaires.

Les avatars se sont construits à partir d’une situation de portrait associant chacun dans le choix d’une pose et d’un geste. La transformation des visages, masqués par une image composée à partir de signes photographiés sur la personne, a été l'occasion d’inventer des figures évoquant nos mythologies contemporaines.

Ce livre est un fragment de l'oeuvre qui reproduit la série des deux cent cinquante six avatars réalisés.

2010

Arnaud Théval projet art contemporain : Invisibles 
10

Invisibles
10

Les premières formes visibles du travail sont cet ensemble de dix installations d'avatars, comme des prises de positions physiques dans les lieux publiques du quartier.

Les avatars sont construits à partir d’une situation de portrait associant chacun dans le choix d’une pose et d’un geste. La transformation des visages, masqués par une image composée à partir de signes photographiés sur la personne, a été l'occasion d’inventer des figures évoquant nos mythologies. Ces installations ont été conçues dans les lieux des associations impliquées, entre octobre 2009 et janvier 2011.


2009-2012

Arnaud Théval projet art contemporain : Underfire

Underfire

Underfire est un jeu vidéo. Il met en scène des avatars de l'oeuvre "Invisibles" pour jouer avec les stéréotypes et les clichés réels ou non, jalonnant nos imaginaires liés aux banlieues.

Un espace public virtuel, ludique et fictionnel, offrant une prise de parole libérée sur ces quartiers populaires. Des ennemis symboliques sont construit comme des métaphores, miroirs des problématiques d'usages rencontrés sur l'espace public.

Singeant les standards des jeux vidéo "old school", underfire est accessible uniquement en ligne, une forme ludique s'appropriant les codes des jeux de plateau pour faire oeuvre.

2011

Arnaud Théval projet art contemporain : Invisibles
Map

Invisibles
Map

Les installations de plaques de rues constituent le dernier fragment de l'oeuvre
Les plaques ont été disposées en doublure des plaques de rues existantes ou sur des pignons d'immeubles des quartiers nord. Les paysages et les avatars qui composent ces plaques sont issues d'un protocole de Décalcomanie proposé aux habitants et aux différentes personnes ayant été impliquée le projet.

La google map permet un parcours virtuel dans l'espace public urbain, mettant en perspective le territoire administratif et le territoire vécu. Cette inscription discrète dans la ville de ces oeuvres géo-localisées constitue une augmentation de l'espace public, un lien permanent avec le jeu vidéo "underfire".

2012

Arnaud Théval projet art contemporain : Invisibles
décalcomanie 36

Invisibles
décalcomanie 36

Cette partie de l'oeuvre Invisibles constitue un lien discret mais pérenne entre l'espace public et l'histoire du projet.

Trente six oeuvres sérigraphiées sous forme de plaques de rues. Ces plaques de rues sont conçues en écho à l'univers du jeu vidéo underfire. Elles dé-doublent la géographie administrative des noms de rues en se greffant sous les plaques existantes ou sur des pignons d'immeubles. Elles proposent un univers imaginaire composé d'éléments photos empruntés aux invisibles (les masques) et d'éléments issus de l'espace urbain (objets trouvés, éléments d'urbanisme et d'architectures). Le protocole "Décalcomanie" invite les uns et les autres à choisir un décor parmi une quarantaine proposée et d'y projeter une série d'avatar de son choix, recomposant une histoire liée à la sienne.

2012