Proximités

Arnaud Théval projet art contemporain : Proximités

Proximités

Avec Proximités, Arnaud Théval n’a pas simplement conçu une exposition mais un véritable projet qui fait écho à quelques traits essentiels de la réalité de Saint-Nazaire, à savoir l’espace et le territoire qui comportent un réel enjeu de représentation.

La démarche déplace ces questions dans le champ du politique, au sens grec du terme, c'est à dire sur le terrain d'une communauté de personnes, en interrogeant les notions d’identité collective et individuelle au sein d’un groupe significatif que sont les treize milles personnes travaillant sur le site des Chantiers de l’Atlantique.


En touchant les Chantiers, il renvoie à l’identité de la ville tout entière que l’on sait intimement liée à l'histoire économique et sociale de l'entreprise.

Les Chantiers de l'Atlantique, Saint-Nazaire.

1999-2001

Arnaud Théval projet art contemporain : Proximités

Proximités

Disposées dans les espaces où marchent et circulent quotidiennement les personnes qui y font figures, les mosaïques d’Arnaud Théval introduisent une tension qui, semble-t-il, vient de ce qu’elles entretiennent des connivences avec plusieurs genres et thèmes iconographiques, sans véritablement répondre à aucun d’eux.

Si chaque figurant est bien photographié lors d’une rencontre particulière, et peut se reconnaître dans le montage final, pour autant, on ne saurait parler de portrait, tant la perception du corps-machine est prégnante.
Emmanuel Hermange, critique d'art

Centre d'art contemporain Le Grand Café, Saint-Nazaire

2001

Arnaud Théval projet art contemporain : Proximités

Proximités

Prenant goût à nos inactualités, ne pourrait- on pas, en une curieuse boucle, appliquer à l’art d’Arnaud Théval l’appréciation de l’art de Courbet qu’engageait Champfleury, expert en caricature s’il en fût : « De loin, en entrant, L’Enterrement apparaît comme encadré par une porte ; chacun est surpris par cette peinture simple, comme à la vue de ces naïves images sur bois, taillés par un couteau maladroit, en tête des assassinats imprimés rue Gît- le- Cœur."

L’effet est le même, parce que l’exécution est aussi simple. L’art savant trouve le même “accent” que l’art naïf.
Emmanuel Hermange, critique d'art

2003