Photos de classe

Arnaud Théval projet art contemporain : Photo de classes
le tableau des négociations

Photo de classes
le tableau des négociations

Ces pièces sont des dé-constructions du modèle traditionnel de la photo de classe. J'interprète la figure du photographe en soustrayant un à un les fondements du protocole conduisant à la photo standardisée.

Les élèves sont des modèles actifs pour déplacer les choses dans une institution qui devient malgré elle partie prenante du dispositif.

Le tableau des négociations met en jeu les envies des élèves à se positionner dans l'image selon leurs affinités. Un choix risqué qui induit des positionnements et des négociations à l'intérieur du groupe.

2005

Arnaud Théval projet art contemporain : Photo de classes
un léger flottement

Photo de classes
un léger flottement

Le photographe ne dirige rien, aucune instruction ni autre directive ne sont proposées. Le groupe attend, se retourne sur lui-même et aucun leader ne vient perturber ce flottement. Ils sont à leurs échanges loin de se préoccuper du photographe dont l'autorité à disparu.

Sans volonté de quiconque de figurer au premier plan, le groupe fait corps, tournant le dos à cette mémoire des visages attendue.

2005

Arnaud Théval projet art contemporain : Photo de classes
par affinités

Photo de classes
par affinités

Les rapprochements entre les élèves sont sensuels et le cadre du bureau du proviseur adjoint décale la situation au point que beaucoup de spectateurs de l'image croiront à un photomontage. Afficher des interdits dans un cadre officiel est un jeu périlleux pour une pièce dont l'affichage sera très éphémère.

La photo de classe intègre ici ce rapport de défiance à l'autorité tandis qu'habituellement seuls les acteurs ont le pouvoir de faire remonter ces souvenirs indicibles.

2005

Arnaud Théval projet art contemporain : Photo de classes
à retardement

Photo de classes
à retardement

L'institution scolaire a délégué la fabrication de sa mémoire au privé, elle ne conserve pas les photos de classe. Ma dérive avec ce groupe pour choisir le décor de la photo nous entraîne des caves aux combles. Sous les toits derrière l'horloge du lycée, le groupe fait face à une chambre photographique au temps de pose très long.

Chacun choisit de rester immobile ou de bouger pour figurer nettement ou pas sur l'image. La pièce sera installée à la place du portrait de Gabriel Guisi'hau, une façon de souligner avec ce un déplacement ironique l'importance de garder la trace de ceux qui passent comme d'une mémoire commune.

2005

Arnaud Théval projet art contemporain : Photo de classes
la salle du conseil

Photo de classes
la salle du conseil

Le groupe se déplace comme un corps unique, une déambulation grotesque qui occupe les espaces de circulations du lycée. Jusqu'à l'accident de la rencontre avec le professeur principal qui entre dans la salle du conseil de classe, le leur justement. Indissociable, la classe prend place au coeur du cercle des discussions concernant leur orientation individuelle.

Une disjonction offre cette image improbable où les élèves remplissent physiquement l'espace habituellement vide où se joue leur futur. La peur est présente mais le groupe offre une carapace qui permet ce glissement insolent.

2005

Arnaud Théval projet art contemporain : Photo de classes

Photo de classes

Au Frac, un accrochage intégrant l'idée d'une sorte de reconstitution «à distance» et «hors contexte» de ce que l'on pourrait nommer l'architecture mentale des lycées, viendra faire écho à l'architecture fortement identifiée du lieu et nourrir encore cette réflexion «multipistes».

2005