Expositions

Autofiction - Commerce - Les Silences - De Père en Fils -

Autofiction  


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Autofiction (place publique)
2000-2001 sérigraphie noir et blanc tirée à 7 exemplaires (118 X 170 cm)
avec la complicité de Pascal Leroux, Christophe Liegay, Dominique leroy, Samia Oussadit, David Lino, Yves D'Ans, Marika Bührmann, Ollivier Moreels, Pierre Giquel, Guillaume Janot, Christophe Viart, Xavier Navatte, Cyrille Prévaud, Fatima Ouachour, Murielle Durand-Garnier, Christian Leray, Louise Robin, Norbert Duffort, Marc Guérini, Éric Perraud, Béatrice Dacher, Michel Gerson, Michel Bazantay, Jane Rivet, Cécile Desmarest, Thierry Froger, Christelle Familiari, Laurent Moriceau, Yan Rambaud, Jean-françois Courtilat, Yanis Le Cunff, Frédéric Bonnefont, Bernard Plantive, Éric Fonteneau, Bertrand Subkkerbik, Christophe Beaulieu, Dominique Tisserandet, Nicolas Simarik, Pascal Raguideau, Typhaine Le Brusq, Bruno Nourry et de Jean-Paul Sidolle. sérigraphie noir et blanc 10 ex 118 x 170 cm Et photo n/b 25 ex 20x30 cm

Cette oeuvre est un collage d'une succession de figures toute les mêmes, puisqu'il s'agit de moi dans les vêtements d'un autre, d'autres. Pour Autofiction, je délègue la prise du vue à la personne que je suis en train « d'interpréter ». J'ai proposé à des artistes ou à des personnes gravitant dans le monde de l'art de se rencontrer chez eux et de m'habiller avec les vêtements qui les caractérisent le plus à cette période là. Nous descendons ensuite au pied de leur habitation afin de réaliser la photo et au risque de rencontrer des connaissances; cette inversion à un caractère trivial mais troublant. Je me retrouve interprétant tel démarche ou tel expression renvoyant à l'identité du photographe délégué.
Arnaud Théval.


Arnaud Théval explore, à travers la photographie et la vidéo, comment l'individu s'inscrit dans un groupe et se comporte dans l'espace. La spatialité constitue la caractéristique principale de ses photographies dont les grands formats sont presque intégralement dévolus à l'immensité du blanc immaculé. Dans ces grands espaces vides, les silhouettes apparaissent comme en suspension, détourées avec soin. L'ensemble pourrait être statique, or, tout au contraire, ces images sont empreintes d'un réel dynamisme. Elles font parfois songer à ces arrêts sur image, où les personnages semblent pétrifiés dans leur mouvement, en équilibre instable avant de reprendre leur marche.

En s'intéressant ainsi aux groupes et aux foules dont il recompose l'allure, Arnaud Théval (Nantes, 1971) ne réalise pas des portraits de groupes, mais s'attache à définir ce qui compose ces foules: des individus. A cet égard, la pièce maîtresse de cette exposition, "Autofiction", est emblématique. On ne s'en rend pas compte au premier regard, mais l'image de la foule reconstituée est faite de la multiplication de la silhouette d'un même personnage: le photographe lui-même. Celui-ci a proposé à une quarantaine de personnes de le photographier, qui plus est en leur demandant de lui prêter pour l'occasion leurs propres vêtements. Théval se transforme dès lors en mannequin, entrant dans la propre identité de ses collaborateurs occasionnels.

Véritable fiction sous forme d'autoportraits déclinés en une quarantaine de variantes vestimentaires, ces images, numérisées et recomposées par l'artiste, constituent une extraordinaire réflexion sur l'identité humaine et sur l'autonomie des individus, sur le rapport au groupe et sur le statut social des gens. Hors du temps et de l'espace qui sont volontairement réduits à leur plus simple expression visuelle, les personnages que Théval met en scène lui permettent d'interroger l'humain avec une radicalité impressionnante.

Texte de Bernard Marcellis  in sherpa.be, Belgique 2001

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Voir l'exposition à la galerie Archetype, Kanal 11, Bruxelles 2001.

Commerce  


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Commerce
(1999) multiple imprimé à 500 exemplaires distribués chez les commerçants.
Installation trois images pour un ensemble de 300 x 1200
(+ projections de double séries de diapos)

Projet réalisé dans le cadre du Festival international de photographie actuelle Bitume à Bruxelles.
Ce projet est réalisé avec les commerçants de deux antagonistes du vieux centre auxquelles j'ai demandé de sortir de leur magasin afin de réaliser d'eux une photo en déplacement.
Le multiple réalisé avec l'ensemble des photos réalisées est ensuite déposé chez les commerçants même, une inversion de l'espace de commerce. Les commerçants invitant leurs clients à les trouver dans ce qui est supposé constituer l'image d'un corps social ?

"Le travail d'Arnaud Théval s'appuie d'abord sur la rencontre qui s'opère avec des individus : en l'occurrence, des commerçants bruxellois auxquels il demandé de quitter leur lieu de travail pour accomplir dans la rue quelques pas, selon un parcours qu'il leur a désigné.
Ainsi s'effectue le passage d'un sens à l'autre du «commerce» : de l'échange marchand à la relation sociale. L'artiste crée le contexte nécessaire à ce transfert, contexte à la fois banal (les commerçants photographiés accomplissent un geste simple dans un lieu qu'ils connaissent) et exceptionnel (par ce léger déplacement, ils deviennent des sujets photographiques et les éléments constitutifs d'une oeuvre d'art). (…)"
Bruno Nourry.

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Les Silences  


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Les silences (2000) projection de 9 minutes (avec ou sans un extrait de la musique de John LURIE « Bella By Barlight » 3:21 extrait de Stranger Than Paradise / The Resurrection of Albert Ayler.
www.strangeandbeautiful.com

Cette pièce est réalisée avec le concours d’une trentaine d’étudiants d’une école supérieure de commerce, à qui lors de la prise d’images j’ai demandé de fermer les yeux en même temps que d’avancer très lentement. La proposition est paradoxale puisque les personnes sont dans une situation de forte proxémie sans pour autant pouvoir exercer le moindre signe d’échange avec l‘autre, apparement.

La projection  des images se fait dans des lieux petits et clos, invitant à une visionnage individuel.

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De Père en Fils  


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De père en fils (2001)
vidéo de 8 minutes 50 pour mon père et vidéo de 3 minutes 40 pour moi.
Vidéo réalisée dans le cadre de l’exposition collective « de Père en fils » présenté par David Ryan à La Maison Billaud de Fontenay-Le-Comte en 2002.


Cette double vidéo propose une lecture de la filiation par le biais d’un moment intime dans lequel mon père et moi « entretenons » différement les traits de notre identité.

Voir le catalogue www.lekti-ecriture.com/editeurs/De-pere-en-fils.html

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