Actualité - Projets


La Relève - La Cloison - Vestibule

La Relève
(2007-2009)
 

Les partenaires :
Plateforme, AMAC, La Région des Pays de la Loire, Ministère de la culture (DRAC des Pays de la Loire), L’Académie de Nantes, L’IUFM des pays de la Loire et Zédélé éditions.

voir le PDF " SUPER X" paru dans la revue Kostar N°6 (732 Ko) >>
voir le PDF " L'ESQUIVE" paru dans la revue Kostar N°7 (664Ko) >>
voir le PDF "L'ISSUE" paru dans la revue Kostar N°8 (208Ko) >>
voir le PDF "SOUS LA PEAU" paru dans la revue Kostar N°9 (208Ko) >>

Voir un résumé de Moi le groupe >>

LA RELÈVE consiste à proposer un questionnement sur les enjeux de la formation professionnelle, ses impacts sur le rapport au corps, aux vêtements et sur la complexité de porter un habit de travail (ses codes, ses archétypes sociaux) via plusieurs formes artistiques. Le projet artistique d’Arnaud Théval déplace ces enjeux du contexte des lycées professionnels (l’avant de l’entreprise) dans le champ de la société en général, via la réalisation d’une exposition, d’une installation urbaine, et d’une publication. Des acquisitions d’œuvres sur des supports pérennes sont en cours dans certains lycées.

L’exposition à L’Espal, scène nationale du Mans (nov-dec. 2008) devient le lieu d’une mise en perspective des enjeux du projet artistique et de la question même d’exposer des œuvres conçues en lien étroit avec un contexte humain, social, politique et architectural. Le projet se construit sur la base d’un partenariat entre l’artiste, le lycée Le Mans Sud, quatre entreprises du bassin d’emploi et le centre culturel L’Espal (déplacement des œuvres).
La dimension a-critique de la mise en espace de l’œuvre constitue une autre possibilité de lire et d’appréhender les recherches. _Cette exposition est une nouvelle proposition mettant en espace de façon inédite les images réalisées dans les lycées _professionnels (affiche géante, documentations, écrits, jeux vidéos, affiches et autocollants, vidéos, photos portraits etc.). Une collection d’oeuvres se constitue pour aboutir à une nouvelle forme qui traduit ces enjeux de la double identité et qui pointent les difficultés de porter les codes du travail en soi (question de la transmission et de l’adhésion). Ces questions portées sur le terrain plus global de la société interpellent l’ensemble des personnes travaillant et futurs travailleurs qui sont confrontés aux codes du travail et aux codes des tenues vestimentaires. _Il s’agit de constituer un corpus d’oeuvres mettant en perspective les enjeux de la double identité du travailleur, en équilibre entre sa propre image et celle du métier à endosser. Pour cela, les élèves des lycées professionnels deviennent exemplaires de ces tensions, en exprimant individuellement et collectivement ces crispations du passage de l’un à l’autre. »

L’installation « La peur bleue» (oct. 2008) est une proposition qui s’inscrit dans l’espace urbain de la ville de Mayenne sous la forme d’un jeu de carte diffusé chez les commerçants. La production du jeu de cartes « La peur bleue », réalisée cette année au lycée Léonard de Vinci finalise le projet Moi le groupe et sa présentation publique est construite comme un volet déplaçant les enjeux du jeu sur la place publique et en lien avec l’économie locale.
Le projet se poursuit dans la création d’une carte (objet artistique) traçant les contours du projet. Elle est diffusée chez les commerçants et autres relais dans la ville et chez les entreprises. Cette installation urbaine est réalisée en partenariat le Kiosque (centre culturel) avec les grandes imprimeries du bassin d’emploi, la Ville de Mayenne, la Communauté de Commune et le Lycée Léonard de Vinci.

Des acquisitions pérennes
le lycée Rabelais de Fontenay-le-comte, dans lequel l’œuvre « L’issue » a été détruite à choisi, en accord avec les élèves, d’opter pour l’acquisition de celle-ci sur un support pérenne. Le choix du lieu et un débat sur les enjeux du projet artistique est organisé pour avril 2008.
Le lycée Lenoir de Châteaubriant a choisi, en accord avec l’artiste, le déplacement de l’œuvre « Sous la peau » initiale et son accrochage pérenne dans le lieu même de sa prise de vue, le quai de déchargement.
Le lycée Bertin à Saumur, dont les œuvres « Super X » et « Manifeste bleu » ont été endommagées par les intempéries, a choisi de réfléchir avec les élèves et l’artiste à des lieux pouvant accueillir des propositions pérennes pour mai 2008.

Des conférences, des rencontres et un colloque
En partenariat avec l’IUFM des Pays de la Loire, Arnaud Théval interviendra dans une journée de formations des conducteurs routiers en juin 2008. Un colloque sur les identités professionnelles se tiendra à l’IUFM en mars 2009.

« Art, éducation, création : les artistes à l’école » participation au projet
de programme national et international de recherche (A.N.R) mars 2008.

- Artistes et/ou pédagogues (2008) UMR Education et Politiques.
UNIVERSITÉ LYON 2
- L’art contemporain ? (2007) MUSÉE DES BEAUX-ARTS D’ANGERS
- Contexte professionnel et économie artistique (2007)
ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE NANTES
- De l’intention à la réalisation (2007) SCEREN,
NOUVEAU THÉÂTRE D’ANGERS
- Conseil régional des jeunes (2007), NANTES

Le livre - Zédélé éditions (nov. 2008)
réunit les œuvres du projet Moi et le groupe et devient le lieu d’exposition et de mémoire pour l’ensemble du projet. Le projet éditorial ouvre de nouvelles perspectives à partir de l’expérience des œuvres et de leurs récits, il propose une réflexion sur les questions de construction identitaire en lycée professionnel, le hors contexte de l’art et sur ce que révèlent « des identités en crise » dans les images de groupes réalisées. L’édition retracera les différents temps du projet via des récits et des visuels documentant les protocoles et les processus de travail mis en oeuvre dans chaque lycée. D’autre part, cet ouvrage s’inscrira également dans une réflexion plus large sur le travail d’Arnaud Théval et sur les questions soulevées par ses interventions au sein des lycées professionnels grâce aux contributions d’auteurs issus des champs de la critique d’art, de la sociologie et de la philosophie.
Le livre sera diffusé au niveau national et comportera des contributions d’ordre international. Les auteurs pressentis sont Sylvain Maresca (sociologue, Université de Nantes), Stephen Wright (critique d’art, INHA), Alain Kerlan (philosophe, Université Lyon II), une équipe de chercheur à l’IUFM des Pays de la Loire.

L’œuvre « Une salle de jeu virtuelle » met en scène un univers de jeu, construit à partir des situations rencontrées dans les lycées et permettant de jouer avec les 4 jeux interactifs réalisés.

 

La Cloison
(2005-2008)
 

Le livre « La cloison, le chantier des archives » est édité par Zédélé http://www.zedele.net

Emmanuel Hermange et jean-Yves Petiteau ont contribué à la réalisation de l’ouvrage en écrivant des définitions ou encore des notions en lien avec l’histoire de la figure de dos et l’histoire singulière du chantier. Ce livre est conçu comme un livre d’artiste. 300 pages, 14,5x19,0 cm.

 

La cloison,
Le chantier des archives

La première rencontre a lieu le 29 mai 2005, dans le bâtiment aujourd’hui détruit, avec le directeur des Archives et son adjoint pour le suivi du chantier. D’emblée, le directeur fait état d’un enjeu fondamental pour eux durant les trois années à venir : pouvoir continuer à travailler en protégeant au mieux les archives et en maintenant des conditions de travail correctes pour les employés. Cette requête légitime impose une séparation nette entre les avancées du chantier et les zones de travail des Archives (le chantier commençant par la réhabilitation de deux bâtiments mitoyens). La réhabilitation induit des entrées de corps étrangers dans les Archives imposant une gestion des flux très complexe. La nécessité d’unecloison est expressément indiquée à l’architecte et à la maîtrise d’ouvrage afin qu’ils organisent le chantier avec cette contrainte de limite flottante.

Le chantier ne se résume pas à la construction proprement dite, mais à l’ensemble des déplacements et autres aménagements temporaires, voire précaires, que vont vivre les employés pendant ces trois années. Un état de crise rythme le temps des Archives lié et éloigné à la fois de celui du chantier. Tout en travaillant, les archivistes doivent réinventer des habitudes et des espaces de travail ; les ouvriers et autres opérateurs du chantier construisent leur propre espace au fur et à mesure. La cloison s’adosse à ces enjeux de déplacements et d’invention d’espaces successifs en impliquant le corps des protagonistes en passant d’un côté et de l’autre de la limite. Depuis le 27 août 2005, une fois par semaine, je propose un protocole de représentation des acteurs du chantier en les photographiant de dos regardant leur lieu de travail ou simplement ce qu’ils viennent de faire. Avec ce rituel qui détache les acteurs de leur activité, l’image permet une double lecture : celle du corps en lien avec son contexte de travail et l’évolution du chantier et de la cloison, perceptible par l’addition d’indices en arrière plan.
A.T



L’exposition dans le nouveau bâtiment des archives départementales présentera plusieurs œuvres articulées avec l’histoire du lieu, son architecture et sa fonction. L’enjeu de la démarche artistique est d’intégrer dans le processus même avec la spécificité d’usage du lieu (l’archivage), la dimension de collection et de recherche. L’exposition va se développer sur différentes temporalités liées au chantier et à la découverte des images en proposant des oeuvres complémentaires. Le « monument » avec une construction de type sculpturale qui s’articule avec l’architecture, une série d’images marquantes pour l’imaginaire suscité par le chantier. Le répétitif et l’inscription de ma présence dans la temporalité de ce chantier avec la projection d’un cd rom véritable archive du projet et la mémoire avec l’édition d’un livre construit comme l’index de l’ensemble.

>> www.lacloisonlechantierdesarchives.com

 

Vestibule
(2005/2008)
 

 

Vestibule,
invention d'un lieu collectif

Bruxelles_production 101e%, projet de la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) Saint-Josse-ten-Noode, Cité Saint-françois Commande publique.

Le lieu est isolé de la rue par deux accès « cul de sac », dont un seul aboutit au lieu. La cour est enclavée entre une piscine, trois bâtiments du début du siècle (1900), un bâtiment plus récent où se trouve le « Relais - Poste » et la grille du parc. La rénovation de la cour est programmée. Cet espace est d'autant plus problématique qu'il est sans possibilité d'usage collectif. La cour est à la fois très regardée et ne donne pas de possibilité d'appropriation. Il s'agit d'un espace collectif, sans être un lieu. (…)

Les collages et les recompositions de scènes de groupes sont des images fonctionnant comme des blasons ou des images mémoires appartenant à l'histoire d'un groupe. Des scènes transformées: des poses caricaturales de violences urbaine ont été modifiées en danse urbaine, la femme de ménage est sur un socle, scène sculpturale avec vélos...Toute marque est retirée, l'utilisation de symbole existant est accentué cf. le tag « 1210 », par ailleurs code postal de Saint-Josse, est mis en évidence sur une image comme pour l'officialiser.
Ces images sont sérigraphiées en couleurs sur tôle émaillée de format 50 X 50 cm et sont installées dans le lieu de façon à modifier la lecture de celui-ci et à rendre visible et présents les groupes qui sont là. Cette représentation vise à créer le lieu en tant que tel, à l'instar d'un vestibule dans lequel on dispose les photos clés d'une histoire familiale. L'installation insiste sur la notion d'appropriation d'un espace en mettant en tension la limite entre privé et public. Le format et la couleur des sérigraphies renvoient à la forme du post-it et suggère qu'il y a quelque chose dont il faudrait se souvenir. Chaque photo montage contient un creux, un vide, une faille renvoyant à une interrogation sur l'usage des espaces communs ou sur les relations humaines liées à la situation sociale.

Le lancement de l’installation des œuvres « incrustées » dans les colonnes du projet de réhabilitation des abords au pied des logements sociaux de la cité Saint-François à Saint-Josse est prévu pour juin 2008.

 

Voir le projet dans son ensemble >>

Haut de la page