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Invisibles - Moi le groupe - La cloison

Invisibles
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Invisibles
(2008-2012)
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Le projet Invisible(s) d’Arnaud Théval est porté par l’Association Plateforme.
Le projet Invisible(s) est réalisé avec le soutien de : la Ville de Nantes dans le cadre de la politique de proximité culturelle «L’Art en Partage», la Direction du Développement Culturel accompagne le projet aux côtés de la Mission Cité/Equipe de quartier Nantes Nord permettant un relais auprès des acteurs de la ville et plus particulièrement du quartier. Le journal de quartier Mosaïque rend compte de l’évolution du projet.
En collaboration avec : L’Eclectic Léo Lagrange, qui favorise les rencontres entre l’artiste et le public jeunes (ados et jeunes adultes) et propose un atelier blog au centre multimédia de la Mano (Maison de quartier de Nantes Nord).
Et avec la participation de : L’ACCOORD, Centre du Bout des Pavés, Centre du Bout des Landes, L’ACMNN, Nantes Nord Boxing Club, Marumba, Les danseurs de la Krump Session, les danseurs d’Hostile Crew, des musiciens des groupes du Strike Down, Le CATTP, Le magasine Fragil, des volontaires d’Unis Cité, le Collège Stendhal, le CCAS Boissière, et des personnes impliquées hors d’un groupe constitué.

Préambule
Ce projet est proposé suite à une année de réflexion menée dans le quartier Nantes nord.
Durant cette recherche, j’ai pu rencontrer les acteurs du terrain et affiner un projet entrant en résonnance avec des problématiques sociales de représentations et d’usages des espaces publics. Ces enjeux autour des identités et des territoires traversent mes recherches artistiques et prennent des formes variées à partir de photos réalisées en lien avec les acteurs des contextes investis (habitants, travailleurs etc..).
L’enjeu central pour ce projet nommé «Invisible(s)» est précisement celui de faire émerger en images des individus rendus absents des représentations à force d’une captation symboliquement inépuisable de l’imagerie banlieue. Des accumulations de stéréotypes et de codes sociaux ont produit des formes de comportements spécifiques, qui amplifiés par certaines tenues vestimentaires tendent à rendre invisibles ceux qui les portent.
L’invisibilité sera aussi une question de point de vue et de déplacement.
Le projet va se développer sur des questions d’usages et d’apparitions des groupes et des individus dans l’espace public, en plusieurs phases et sous différentes formes.
Un des aspects problématiques est celui de la stigmatisation des quartiers et de la réelle difficulté des habitants à assumer une parole et une image publique détachée d’une certaine pression sociale.
Cette crise est à contourner afin de créer un espace inédit pour ces enjeux d’expressions : de l’image de soi et de la prise de parole dans la cité. L’espace du projet artistique propose d’inventer avec l’implication des acteurs du quartier un jeu de langage par l’image permettant une lecture des identités et des représentations, puis dans un second temps, questionnant les usages de l’espace public.
La création d’un avatar à partir « d’une situation de jeu » dans laquelle
les personnes impliquées sont associés dans la création d’un avatar, permet de construire une image à la fois fantasmée - en lien avec les mythologies contemporaines (cinéma, manga, histoires, urbaines) – et une image protectrice.
Chacun pourra faire évoluer son image pour, dans un second temps, raconter la vie (en fiction) de la cité dans l’espace public.

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Les rencontres
Depuis janvier 2009, toutes mes rencontres sont documentées par des portraits en pied des personnes vivant, travaillant, exerçant un sport, un activité artistique ou simplement en transit dans ces grands quartiers nord.
Les échanges se déroulent sous forme de discussions dans lesquelles les uns et les autres me livrent leur point de vue sur la vie ici, ce qu’ils font, là où commence le quartier et sur ceux qui en sont. Le territoire se démultiplie, se brouille et apparait de plus en plus interprété par des lectures contrastées.
C’est presque une lutte de mots pour définir ces espaces publics et ses identités. Un « conflit » verbal qui prend forme dans les récits exprimant des ressentis liés à une situation de vie ou de travail, de loisirs ou à d’autres expériences en lien avec l’usage des lieux publics. Une réalité sociale et politique qui loin d’être homogène, ne se laisse pas réduire à un constat simpliste.
En questionnant les représentations sur la notion même de quartier via les enjeux d’identités et de représentations, le projet s’inscrit de façon diffuse sur ce territoire (à son image).
Avant même de définir les lieux et les supports même pour des productions, le projet passe d’abord par la rencontre avec les « acteurs de ces espaces » afin de les impliquer et travailler par l’intérieur à une production sur l’espace public. Cette modalité de travail a pour enjeu d’éviter de projeter de l’extérieur des stéréotypes sur ces quartiers et ses habitants.

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Le protocole
Le projet passe par la phase d’une série de création d’avatars, en impliquant des personnes rencontrées sur le quartier. Il s’agit de proposer à ceux qui le souhaitent de construire un personnage fictif, un « avatar », sorte de rojection de soi. A partir d’un portrait, j’accentue la personnalité pour la basculer dans une représentation. Masqués mais libérés de la contrainte du réel, les avatars rendent visible leur représentation des espaces publics liés à leur imaginaire et à leur vécu. Une mise en tension de la réalité par la fiction ou comment l’imaginaire offre une autre lecture de ces invisibilités là.
Protocole pour une seconde peau (un masque fictif sur des personnes réelles). Pour chacun des acteurs du projet artistique, un protocole simple est posé ; celui de construire un personnage à partir d’une pose (le langage du corps), d’un geste (quel personnage interpréter) et des signes personnels qu’il porte déjà (vêtements, logos, bijoux etc...).
Ces avatars seront ensuite impliqués pour construire une seconde phase du projet en prise directe avec l’espace public. Les mises en scène sont construites à partir des caractéristiques des avatars et de leurs perceptions et lectures des enjeux des espaces publics.
L’espace public, au sens large, devient une surface de projection, sur laquelle les uns et les autres activent des représentations dont les contenus à l’instar d’une programmation de cinéma varient du documentaire réaliste à la fiction la plus improbable.
L’enjeu est d’inscrire cette proposition artistique dans une lecture ouverte et démultipliée des perceptions sensibles de ces espaces publics (ou lieux communs), en croisant les codes et en travaillant à partir d’eux à un questionnement de ces représentations identitaires empreintes d’imaginaires de toutes sortes.
En devenant cette toile de fond pour les projections sensibles des représentations sociales, politiques ou imaginaires, l’espace public devient un terrain de jeu et de mise en situation, avec ce statut d’espace intermédiaire.

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Invisible(s) est un projet dont l’enjeu est de produire des oeuvres (installations, divers supports et projet éditorial) dans ce contexte en travaillant sur la perception de l’espace public et sur les représentations des individus et des groupes qui le traversent et l’occupent (questions d’usages).
En impliquant les personnes de ces quartiers dans des productions visuelles, le projet s’invite sur des problématiques d’ordre établi (les présupposés et les rapports de force). Ce frottement tend à investir par l’image des enjeux d’identités rendues invisibles à force de regards stéréotypés et des enjeux de lectures des espaces collectifs.

Les formes du projet
Installation et diffusion des premiers avatars.
Différents lieux sont investis par des oeuvres sous la forme d’affiches géantes dialoguant entre elles et jouant avec l’architecture, comme des posters à l’éffigie de personnages de fiction.

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Publication du premier des deux livres du projet (octobre 2010)
Ce projet éditorial sera constitué de l’ensemble des avatars réalisés lors de la première année, soit 256 figures différentes.
Ce livre sera édité avec le concours de Zédélé éditions et avec la contribution de Christian Ruby (philosophe) avec un texte sur l’exercice de soi par la photographie (il reviendra sur Identité/identification) N/B, 256 pages, 1000 exemplaires. Sortie octobre 2010.

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Télécharger les invitations des installations >> I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII

L'Éclectic Léo Lagrange, La Mano
L'association culturelle des Musulmans de Nantes nord, salle de musculation
L'ACCOORD, secteur jeunes du Bout des Pavés/ Chêne des Anglais
Le CCAS de Nantes, L'escale à la Boissière
L'ACCOORD, centre socio-culturel du Bout des Landes
CATTP Bout des pavés
La Mano
Nantes Habitat, agence Jacques Cartier

à venir
Médiathèque Luce Courville
Collège Stendhal

 

Lancement des mises en scènes dans l’espace public avec les avatars ou des groupes d’avatars (2010)

Mise en place d’installations dans l’espace publique en 2011.
Production du second livre d’artiste à partir de l’ensemble des oeuvres, de la documentation sur le projet et son processus. Texte de C.Ruby (Philosophe) sur émancipation/subjectivation. Sortie prévue pour 2012.

 

 

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Moi le groupe
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Moi le groupe, le terrain de l'entreprise
(2009-2010)

Association Plateforme
En partenariat avec La Région des Pays de la Loire, la DRAC des Pays de la Loire, le Ministère de la culture, Le Rectorat de l’Académie de Nantes, Les lycées professionnels : HEINLEX à Saint-Nazaire, LA ROSERAIE à Angers, NARCE à Brain sur l’Authion, JEAN MONNET aux Herbiers.

Après une première année de travail sur l’image des élèves en formation professionnelle (en groupe et individuellement), le projet se poursuit sur le terrain des entreprises. Si les élèves ont une représentation du monde du travail, elle passe par le filtre du lycée et des expériences individuelles. Mais le groupe et les discussions qui l’animent induisent d’autres lectures et génèrent d’autres a priori souvent proche de la caricature ou au contraire très loin de la réalité. Le projet artistique propose de créer une rencontre avec un groupe d’élèves et des salariés d’une entreprise à l’occasion d’une visite d’un site de production. Une visite singulière dont l’enjeu est de produire des images du groupe d’élèves dans l’entreprise et d’y associer des personnes de l’entreprise.

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Avec les entreprises :
Espace Émeraude, Les Ponts-de-Cé
Court Métrage, Treize-vents
Carène, Saint-Nazaire
La mairie des Herbiers

Téléchargez les invitations >>
Les aimants vs les aimants (Narcé)
Roses diffuses (La Roseraie)

 

   

 

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Moi le groupe, 2

 

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MOI LE GROUPE
VOL. 2

Photographies et récit d’Arnaud Théval • Fictions de Sylvain Maresca
30 euros • 120 pages • 21 x 28 cm • photographies couleur
Relié, couverture cartonnée • PARUTION PRINTEMPS 2010

5 chapitres, 5 lycées
Dynastie(s), lycée Heinlex à Saint-Nazaire
Roses fantômes, lycée La Roseraie à Angers
Les aimants, lycée et CFA Narcé à Brain-sur-l’Authion
Retiens - moi, lycée Jean Monnet aux Herbiers
La marque noire, Lycée Funay hélène Boucher au Mans

Voir le livre >>


 

 

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La cloison   .

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La cloison
Lecture performance

Le livre, sorti mi-juin 2008, se prolonge aujourd’hui dans une lecture-performance d’une heure, suivie d’une discussion avec le public d’une demi-heure environ.

Dans une salle équipée de sièges, d’un vidéo projecteur et d’un écran, les textes du livre sont lus par leurs auteurs assis parmi le public et dirigé comme celui-ci vers l’écran. Pendant toute la durée de la lecture, une sélection de 600 photographies d’Arnaud Théval est projetée sur l’écran au rythme d’une image toutes les 6 secondes.

La présence d’un des deux auteurs au moins est souhaitée à chaque lecture afin que le débat qui suit soit au plus près du dialogue entre artiste et auteurs sur lequel est fondé le livre. Dans le cas où l’un des auteurs n’est pas disponible, la structure qui accueille la lecture-projection propose un lecteur. Ce lecteur reçoit en amont les textes avec quelques recommandations.
Le livre comporte 33 notices : dont 21 sont signés par Emmanuel Hermange et 12 par Jean-Yves Petiteau. Lues tels qu’elles apparaissent dans le livre, dans l’ordre alphabétique de leur titre, par leur alternance, elles instaurent un dialogue entre deux voix, entre deux registres de texte. Pris dans l’alternance des voix et le rythme des images projetées, l’auditeur-regardeur participe à une situation en chantier.

A l’issue de la lecture-projection, par le jeu des questions-réponses, une discussion permet d’aborder la complexité de la place de l’artiste dans l’espace social et politique à partir d’une commande publique précise que l’on s’efforcera de situer dans le contexte actuel.
Une présentation-documentation sur le projet est remise au public au début de la séance. Son impression sous forme de photocopie est à la charge de la structure d’accueil.

 


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