Tout feu, tout flamme

Tout feu, tout flamme (2003), Idem+arts, Maubeuge. © Stéphane Bellanger.
Tout feu, tout flamme (2003), Idem+arts, Maubeuge. © Stéphane Bellanger.

Le dispositif assurément n'est pas le symbole de la joie, n'est pas un instantané, mais tout à l'inverse la répétition d'un cliché de la joie dans sa mise en scène sur une place qui, justement, n'est ni centre, ni lieu festif. (2003)

Tout Feu, tout Flamme (2003) 5 tirages numériques sur bâche ajourée 280 x 375 cm, un mat central de 5 m, un éclairage central relié au réseau d’éclairage public et une sonorisation relié à celui des commerçants. Résidence Idem+arts à Maubeuge.

Tout feu tout flamme est une ronde de photographies où des protagonistes miment une farandole, jouant la joie, la surdéterminant par leur posture en déséquilibre, leurs yeux scrutateurs. Le dispositif assurément n'est pas le symbole de la joie, n'est pas un instantané, mais tout à l'inverse la répétition d'un cliché de la joie (au niveau symbolique) dans sa mise en scène sur une place qui, justement, n'est ni centre, ni lieu festif. Cette farandole est en fait, non pas le reflet de la joie, mais son simulacre et c'est en tant que simulacre du feu et de la flamme, de la joie, que l'œuvre met en jeu, ouvre à nouveau cet espace et l'amène à devenir problématique.

Theval tout feu Maubeuge
Tout feu, tout flamme (2003), Idem+arts, Maubeuge. © Stéphane Bellanger.
Theval Tout feu Maubeuge
Tout feu, tout flamme (2003), Idem+arts, Maubeuge. © Stéphane Bellanger.

 

Plan de composition et simulacre par Philippe Boisnard, écrivain et philosophe.
Dès lors, le travail esthétique d’Arnaud Théval apparaît comme un art du faux-semblant qui s’amusant à répéter ce qui devrait avoir lieu, déplace les enjeux de la simple représentation, pour briser les apriori d’appréhension pour que le lieu soit rencontré. Par sa pseudo-répétition de la charge symbolique du lieu, il introduit la différence, il le déterritorialise et invite à reconsidérer notre appréhension de celui-ci.La photographie ne serait plus ainsi captatrice, mais libératrice, non plus saisie de l’instant et duplication, mais ouverture à une immanence oubliée, où l’espace pourra alors de nouveau entrer en jeu autrement que ne le laisse présager nos certitudes.

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Théval Tout feu tout flamme Maubeuge
Tout feu tout flamme est une ronde de photographies où des protagonistes miment une farandole, jouant la joie, la surdéterminant par leur posture en déséquilibre, leurs yeux scrutateurs. Le dispositif assurément n'est pas le symbole de la joie, n'est pas un instantané, mais tout à l'inverse la répétition d'un cliché de la joie (au niveau symbolique) dans sa mise en scène sur une place qui, justement, n'est ni centre, ni lieu festif. Cette farandole est en fait, non pas le reflet de la joie, mais son simulac
Tout feu tout flamme est une ronde de photographies où des protagonistes miment une farandole, jouant la joie, la surdéterminant par leur posture en déséquilibre, leurs yeux scrutateurs. Le dispositif assurément n'est pas le symbole de la joie, n'est pas un instantané, mais tout à l'inverse la répétition d'un cliché de la joie (au niveau symbolique) dans sa mise en scène sur une place qui, justement, n'est ni centre, ni lieu festif. Cette farandole est en fait, non pas le reflet de la joie, mais son simulac