La prison et ses porosités

Arnaud Théval Le tigre et le papillon (2012), dessin d'une personne détenue sur le mur d'une cellule.
Arnaud Théval Le tigre et le papillon (2012), dessin d'une personne détenue sur le mur d'une cellule.

L'art sur et dans l'administration pénitentiaire

La prison est une aporie. Cet univers de l’enfermement est un appauvrissement des possibles tout autant qu’il est propice à une explosion de créativité. C’est dans cet entre-deux inconfortable que je me suis installé en allant à la rencontre de l’administration pénitentiaire. L’implication de son personnel m’a permis de faire surgir des impensés, des non-dits et un récit. Il en résulte une œuvre protéiforme, constituée de moments esthétiques et politiques qui révélent sa tension originelle, elle-même issue de sa complexité. Ma proposition artistique engage une disjonction entre les attendus de la présence d’un artiste en prison et la fabrication d’une image impliquant ceux qui l’organisent. Cet écart propose une résistance aux simplifications et une invitation à considérer la relation entre surveillants et surveillés comme une possibilité offerte à la société d’inventer autre chose. À mesure que je m’immerge au cœur de cette administration, que je perçois les enjeux depuis l’intérieur, que j’y propose des formes, j’invente par ce long processus de création, un positionnement inédit mettant en jeu l’art, l’institution et ses acteurs.
Ou comment mon processus de recherche artistique produit une biographie de la prison.

Sommaire du projet
 

La fermeture des vieux établissements 
voir La prison et l'idiot

La formation des personnels de la pénitentiaire
voir Le tigre et le papillon
Voir les articles de Dans un premier temps à Surveillantes

Les nouveaux établissements
voir Prison lisière
voir l'installation pérenne La prison enforestée

Les expositions
voir L'œilleton inversé, la prison vidée et ses bleus
voir Un œil sur le dos

Arnaud Théval Écusson (2020) 8,5 cm de diamètre, brodé sur velcro. 50 exemplaires.
Arnaud Théval Écusson (2020) 8,5 cm de diamètre, brodé sur velcro. 50 exemplaires.

La fermeture des vieux établissements 
Les prisons vidées
(2012-2015)

"Le transfert des détenus s’achève à peine. La prison ferme. Épuisé, le personnel de l’administration pénitentiaire l’abandonne ou s’active pour nettoyer le chaos. Les photographes officiels rangent leurs objectifs, les journalistes ont leur une et les CRS retrouvent leur caserne.C’est le moment que je choisis pour entrer en prison. Aucune porte n’est plus fermée, le silence et le vent commencent à prendre leur quartier. Mais tout y bouge encore, pour quelques heures seulement, le vivant résiste. J’y assiste comme un spectateur médusé puis je deviens acteur, recréant par étapes les lieux mêmes de l’enfermement. Je cherche à reconstituer un nouvel endroit, où je n’ai vécu ni en tant que détenu ni comme surveillant, pourtant ma tête est pleine d’images. Mes photos sont comme des souvenirs muets qui m’exploseront au visage quand plus tard les surveillants les mettront en mots. La prison est rarement mise en récit par ceux qui l’organisent. La fermeture des prisons est le moment que j’ai choisi pour inverser l’œilleton."

L'histoire du projet commence par un déplacement du point de vue habituel sur la prison, je propose un regard sur cet univers en inversant l’œilleton et en m'appuyant sur l’expérience de ceux qui l’organisent. J'ai commencé ce projet artistique en suivant les fermetures de trois prisons : Les maisons d'arrêts de Nantes (2012), Valence (2015) et Beauvais (2015). Travail sans commande, le Ministère de la Culture soutien le projet dès 2014 et une convention est signée avec la direction de l'Administration pénitentiaire pour l'accompagnement de cette partie du projet. À l'issue de mes échanges avec les personnels, tous m'ont évoqué leur formation initiale. 

Document, la fermeture de la maison d'arrêt de Nantes (2012).
Arnaud Théval (2012), document : la fermeture de la maison d'arrêt de Nantes.
fermeture de la MA de Valence
Arnaud Théval (2015), document : la fermeture de la maison d'arrêt de Valence.

Pour autant ma "rencontre" avec l'univers carcéral s'est faite en amont, lors d'ateliers de pratique artistique avec les détenus en 2000 et en 2005. Un premier atelier a consisté à réaliser une collection de cartes postales, composées à partir de photos des détenus « déplacés » dans un univers imaginaire. Ces photos montages expriment un imaginaire personnel étroitement lié à leur histoire et autre croyance. Les contraintes de l’espace, du corps et de la représentation de l’identité sont au cœur des enjeux du projet. Les collages ont ensuite été imprimées sous forme de cartes postales, un support « d’évasion » symbolique et de voyage des expressions. Ce premier contact avec l'univers carcéral n'est pas immédiatement lisible dans mon projet artistique. En tout cas avant d'écrire ces lignes, je cloisonne.

Scènes de voyages (2000) atelier avec des détenus de la maison d'arrêt de Nantes.
Arnaud Théval Scènes de voyages (2000) atelier avec des détenus de la maison d'arrêt de Nantes.

Pendant les cinq années qui sépare mon retour dans l'univers carcéral, je me suis engagé dans des créations questionnant sans cesse les enfermements dans lesquels nous nous trouvons, à la fois dans l'univers du travail, dans celui de la formation ainsi que dans la fabrication de la cité. Peu à peu, la construction de mes espaces artistiques se dirige vers une mise en "tension" entre moi, l'institution publique et ses acteurs. Des lieux retiennent mon attention pour développer mon projet sont : les lycées professionnels (Moi le groupe), l'entreprise (Proximité), les quartiers populaires (Vestibule et Invisibles) et l'hôpital (Tenir,caché). Je m'intéresse à cette notion d'espace public et à la notion de commun qui se retrouvent dans une certaine définition de ces espaces. Ma recherche artistique et l'expérience de ces frottements aux autres, me conduisent à travailler aux déplacements de stéréotypes en m'adossant sur les codes de groupes constitués. Un travail qui questionne l'image de soi dans son groupe d'appartenance.

C'est une manchette du journal Ouest France début 2011, qui me donnera le signal. Le temps qu'il faut pour y revenir ? Ou la prison vidée comme déclencheur – 2011. Déclencheur chez moi d'une nécessité de me saisir de ce lieu dont l'intériorité est absente de notre champ de vison quotidienne et dont l'absence de captation pour notre mémoire collective va le rendre définitivement absent. Un projet sur cette question de la représentation des surveillants de prison, initié en 2007, se ré enclenche. En Juin 2012, le directeur m'autorise à rentrer dans la maison d'arrêt vidée, quelques heures après le départ des détenus.

Surveillant à la pêle (2017) 23,5 cm x 31,5 cm.
Arnaud Théval Surveillant à la pelle (2017) format 23,5 cm x 31,5 cm.
Le tigre et le papillon, une cellule vidée quelques heures après le transfert des personnes détenues (2012)
Arnaud Théval Le tigre et le papillon (2012), une cellule vidée quelques heures après le transfert des détenus.

La prison et l'idiot
éditions Dilecta
(2017)

Une première publication retrace sous la forme d'un récit mêlant photos, mon expérience et celles des personnels de l'administration pénitentiaire cette plongée dans les maisons d'arrêts quelques instants après leurs fermetures.
"Dans ces murs crasses, mes gestes sont prudents, comme ceux d’un archéologue. Je m’épuise à archiver tout ce patrimoine vivant, jusqu’aux minuscules objets abandonnés dans les moindres recoins. Il y a là la violence et la beauté de la relation entre le surveillant et le détenu, entre la société et son cul-de-sac. Ces instants d’après contiennent, encore pour un temps, l’essence même de l’enfermement. La poignée d’heures pendant laquelle la prison est encore une prison va s’écouler plus vite que des heures ordinaires. Le lendemain, la prison n’en sera plus une.
C’est là, dans cet état remuant, tandis que les odeurs sont encore fortes, que les lits contiennent encore les marques des corps allongés et que les tasses à café ne sont pas tout à fait finies, que je me confronte aux signes qui régissent les lieux, à cette poésie brutale qui suinte de partout, entre désastre, espoir et humour. Le contrôle du pouvoir est ici mis à l’épreuve, les détenus cherchant à créer des circulations, à gagner de l’espace, les surveillants à faire tenir la loi en colmatant les porosités dangereuses qui mettent en jeu la sécurité de tous. Un système symétrique se manifeste au gré d’indices visant à renverser l’ordre de la surveillance autant qu’à en assurer le maintien. Comme ce dessin d’un tigre bondissant pour croquer un papillon, les rapports de force sont perpétuellement réévalués entre les protagonistes jusqu’à l’épuisement des uns ou des autres. 
C’est une prison incertaine et flottante, pareille à la société face à ses choix, que je contemple, en idiot."

Voir le livre La prison et l'idiot

La prison et l'idiot (2017), éditions Dilecta, Paris. © Christophe Pit.
Arnaud Théval La prison et l'idiot (2017), éditions Dilecta, Paris. © Christophe Pit.

La formation des personnels de la pénitentiaire
une résidence à l’École nationale d'administration pénitentiaire
(2014-2018)

J'ai souhaité placer École nationale d'administration pénitentiaire et la formation des agents au cœur de mon dispositif artistique (lieu clef de l’acculturation pénitentiaire), en y créant une résidence d'artiste depuis 2014 afin de suivre la formation des élèves aux métiers de l'administration pénitentiaire. Cette résidence développe des passerelles avec les stages des élèves dans différents établissements en France.
Une longue immersion dans la formation à la culture pénitentiaire produit mon propre déplacement en alimentant mon imaginaire. Cela va me permettre de dire en mots et de montrer en images, des moments forts de l’incorporation des jeunes recrues dans l’administration par ce qui m’a le plus touché.
Une convention est signée avec l’école. Le Ministère de la Culture et de la Communication et la DRAC Nouvelle Aquitaine soutiennent la démarche. La convention avec la Direction de l'Administration Pénitentiaire couvre également les établissements visités pour suivre quelques élèves en stage (St Martin de Ré, Bordeaux-Gradignan, St Brieuc, CP de Nantes, M.A de Beauvais, M.A de Valence).
Un livre "Le tigre et le papillon" est un récit mêlant par fragments mon cheminement dans le parcours de formation à la culture de la pénitentiaire des jeunes recrues, depuis leurs arrivées à l’école, à leurs stages dans les prisons et à leurs affectations. Une plongée dans les mots de leurs histoires personnelles, dans ma lecture de cette construction d’une identification professionnelle prise dans la complexité du dispositif global.

Voir les pièces Dans un premier temps, Choc carcéral, Un bleu parmi les bleus, Bleu ciel maîtrise, Votuus, Les liens de l'émancipation, À jamais, Tatouages, Surveillantes

Magazine interne de l'administration pénitentiaire.
Une du magazine interne de l'administration pénitentiaire, 2015.
La place Le tigre et le papillon (2014), école nationale d'administration pénitentiaire à Agen.
Arnaud Théval La place Le tigre et le papillon (2014), école nationale d'administration pénitentiaire à Agen.

Le tigre et le papillon
éditions Dilecta
(2019)

« Sur les murs d’une des cellules vidée de ses occupants, un tigre bondit sur un papillon. Impossible de saisir le sens de ce dessin. Cependant à entendre les surveillants raconter leur vie derrière les murs, je me demande qui du tigre ou du papillon est le plus représentatif de leur situation ? Tous ont ce même point commun, une même et unique école de formation, l’école nationale de l’administration pénitentiaire, construite à Agen dans les années 2000. Intrigué par l’existence d’une école de la prison, je poursuis cette énigme du tigre et du papillon dans ce coeur caché de l’administration, à la recherche des fondements de ce qui construit notre dispositif carcéral français et de ceux qui le font fonctionner. » Arnaud Théval explore dans Le Tigre et le Papillon l’univers carcéral abordé sous un nouvel angle : celui des gardiens de prison. De leur formation à leur affectation, il les accompagne au coeur de leur apprentissage pour devenir surveillants et surveillantes. Son projet emprunte le chemin d’une perception inversée : appréhender la prison à travers l’expérience de ceux qui l’organisent.« Le tigre et le papillon, à l’instar d’un dessin photographié sur le mur d’une cellule, est la figure par laquelle je m’interroge sur, qui, du surveillant ou du détenu, incarne le mieux l’insecte fragile ou la force du félin ? »

Voir le livre Le tigre et le papillon

Le tigre et le papillon (2019), Éditions Dilecta, Paris. © Géraldine Harlet.
Arnaud Théval Le tigre et le papillon (2019), éditions Dilecta, Paris. © Géraldine Harlet.

"L’art avec Arnaud Théval commence bien avant le geste ; une interpellation personnelle, celle, ici, de la prison fait germer l’idée d’un projet artistique, dans la continuité de son travail sur les institutions. Avant d’arriver à l’esthétique de l’œuvre, Arnaud Théval nous fait partager sa démarche, partie intégrante de son art, une déconstruction/reconstruction dans une institution républicaine, dont la réputation dominante est de normer et d’enfermer les corps. (...) Avec les autorisations requises, des plus hautes ou plus personnelles, il pénètre les milieux qui enferment, contrôlent, façonnent ; il guette tous les signes de la vie, des personnes qui luttent pour préserver leur condition intime tout en faisant bloc avec leurs pairs."  Claire Mestre, psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteur Lire sa contribution 

Voir dans le documentaire "L'évasion du gardien de prison "L'info du vrai du 14/09 sur Canal + (interview vers 8'50 min)

Les nouveaux établissements
(depuis 2017)

Arnaud Théval Prison lisière (2020), maison d'arrêt pour hommes de Draguignan.
Arnaud Théval Prison lisière (2020), maison d'arrêt pour hommes de Draguignan.

La mise en œuvre d'un programme d'une nouvelle prison et son déroulement sont des moments importants pourl'institution. Ils contiennent une cohorte de moments privilégiés pour entamer une nouvelle phase dans la gestion des équipes, dans l'appréhension du métier et dans l'appropriation du nouvel outil. En même temps, il s'agit d'un moment délicat car une nouvelle prison est le lieu des inquiétudes pour de nombreux agents qui redoutent parfois les nouveaux fonctionnements à venir. Dans les nouveaux établissements, je poursuis ma recherche sur les relations entre les nouvelles structures (depuis leur ouverture et sur quelques années) et les corps des personnels pénitentiaires (relation aux mémoires : celles des anciennes prisons, celles de la transmission d'une culture depuis l'école vers le terrain et celle qui se constitue dans les nouvelles structures).

La prison enforestée
Installation pérenne à la maison d'arrêt de Draguignan
2020

«La nouvelle maison d’arrêt de Draguignan est construite au milieu d’une forêt. J’y entre avant que le premier détenu n’y passe seul sa première nuit. Les peintures sont d’un blanc éclatant, les murs vierges de toutes écritures et les miroirs sont encore emballés. Tout attend que le vivant se saisisse des lieux.  Bientôt, j’entends émerger dans les récits des agents de la pénitentiaire des histoires empreintes d’intrusions animales supposées ou réelles.  La tortue Hermann a retardé la construction de cette architecture carcérale, des serpents se glissent sous les portes, des oiseaux nichent ici et là, des renards chassent dans le glacis autour du mur d’enceinte et des meutes de sangliers s’approchent de la porte d’entrée. D’autres présences semblent coexister ici avec les hommes. Les animaux de la forêt reviennent fouiner et par une lente intrusion ils investissent les imaginaires.» 

Voir l'installation

Arnaud Théval La prison enforestée (2020), maison d'arrêt pour hommes de Draguignan.
Arnaud Théval La prison enforestée (2020), maison d'arrêt pour hommes de Draguignan.
Arnaud Théval La prison enforestée (2020) maison d'arrêt pour hommes de Draguignan.
Arnaud Théval La prison enforestée (2020) maison d'arrêt pour hommes de Draguignan. 

« Les lumières jaunes de sécurité s’enclenchent. Un bris de verre inquiète le collègue, suivi d’un léger mouvement entre les étagères, quelque chose qui se faufile et s’échappe sans qu’on ait pu l’identifier. Malgré la panne d’électricité, l’équipe se remet en quête des objets égarés. Une odeur de fauve s’échappe des boîtes endormies, accentuée par l’obscurité silencieuse du vestiaire. Mais une senteur plus tenace, masquant toutes les autres, se répand. Personne ne fait immédiatement le lien entre les effluves de l’alcool de serpentine, les bris de verre et la forme verticale qui se dresse devant eux. D’un serpent à l’autre, ils n’avaient pas cru à ces sornettes de reptiles se glissant sous la porte d’entrée et se retrouvent sidérés face à la bête. » 

Voir le livre Prison lisière

Arnaud Théval Prison lisière (2020), Éditions Dilecta, Paris. © Géraldine Arlet.
Arnaud Théval Prison lisière (2020), Éditions Dilecta, Paris. © Géraldine Arlet.

 

Les expositions

 

L'œilleton inversée,
la prison vidée et ses bleus

Exposition Musée des Beaux-Arts d'Agen
(2017)

L’exposition L’œilleton inversé, la prison vidée et ses bleus est construite sur un tournant historique pour les prisons françaises. Plusieurs d’entre elles, insalubres et vétustes, ont fermé ces dernières années laissant derrière nous un modèle ancien et à bout de souffle mais toujours à l’œuvre dans nos imaginaires : celui d’une prison panoptique insérée dans nos villes. Le transfert des personnes détenues vers de nouvelles prisons bâties à l’extérieur des villes est le moment de rupture entraînant tous les acteurs, détenus, personnels pénitentiaires, partenaires et familles dans une déchirure paradoxale. Celle d’abandonner un lieu d’enfermement dur mais connu et rassurant, un lieu de travail maîtrisé, voire familial. Les derniers moments de cette vie auront été bouleversants, violents et touchants. Télécharger la revue de presse

Musée des Beaux-Arts d'Agen (2017), graphisme Léna Araguas.
Affiche de l'exposition au musée des Beaux-Arts d'Agen (2017), graphisme Léna Araguas.

Un œil sur le dos
La friche La belle de Mai, Marseille
(2019-2020)

Tout voir sans rien montrer de soi. Celà pourrait être la maxime des personnels de surveillance, pris entre l'envie de rester dans l'obscurité et le désir de nous éclairer sur ce qui se passe pour eux dans ces espaces d'enfermements. L'image produite sur eux est symptomatique de cette tension. Quand ils se laissent photographier c'est de dos et quand ils posent  face à l'objectif c'est à condition que le visage soit tronqué par le cadrage. Quand un visage apparaît sur une image, une inquiétude surgit tant leurs représentations de l'empêchement sont opérantes. Chacun est sous le contrôle de l'autre et les caméras veillent. L'œuvre est à la fois forme et processus, elle consiste à inventer un espace visant à déplacer les attendus et les assignations sur la prison. L'expérience se déploie par et avec ceux qui organisent le dispositif carcéral, à la recherche des indices qui composent leurs cultures et leurs paysages professionnelles. Télécharger la revue de presse

Un œil sur le dos (2http://www.arnaudtheval.com/la-prison-la-surface-de-sa-peau/loeilleton-inverse (2019-2020) dans Prison Miroir. La friche La belle de Mai, Marseille.
Un œil sur le dos (2019-2020), dans Prison miroir. La friche La belle de Mai, Marseille. Graphisme : Léna Araguas.